lundi 20 avril 2015

VIII

VIII

Je l’entends ce sifflement, ce chuchotement chétif à l’oreille du sourd, 
Soeur des tourments que l’eau absout, que le vin gagne et que l’âme polie
Entend faire taire sous les nuages de rires et de sourires. 

Sourires hagards, cette chevelure de bois faite, donc le souffle du temps,
Font se froisser les tresses, entrelacées par les heures passées à écouter chanter
Le cris du saoul qui croit encore croasser sous les méduses de son ébriété. 

Il est doux le parfum des rues quand le sol humide frappe encore les semelles blondes,
Il est rêche le vent quand il vole au temps quelques instants de quiétude, de volupté, de légèreté,

J’entends encore le souffle court des notes échappées du clavecin des passants, des ahuries et des inconscients. 

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