mercredi 21 mai 2014

VII

En oubliant la flamme vacillante de ces temps crus,
J’ai imaginé coudre sur mon chagrin, un peu de larmes
De joie et de faim. Une toile enfin tirée sur les idées neuves
La nature même de ses coups brise encore ce drap qui cache.

Si tant est que le jeu se trompe, que ma tête s’éloigne
Que vienne enfin couvrir ces chants malades,
Un peu de toi.  Construisant d’un rire hagard,
La cage de verre qui enferme et la joie qui se brise.

Soudain, le rideau glisse à nos pieds découvrant
Sur la peau nue, le dessin d’une fleure,
Une mauvaise herbe qui danse aux grès des souffles

Jamais plus, ces yeux perdus, ne couvriront d’espoir
Les courbes sinueuses du ruisseau qui jaillit.

Jamais, ou encore demain. Cours, je reste là. 

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