mercredi 21 mai 2014

I

Danser les petits yeux, les mains dans l’herbe
Le talon frappe le sol. Encore. Je n’entends plus rien que toi
Le temps s’est enfuit,
Rien quelques rires endormis.

Une odeur de peur, une peur noire comme son ventre
Les yeux qui tombent, le besoin pourtant de flamboyer
Reste. Et plus rien ne bouge sinon ses hanches
Hanches rondes comme des oranges, accrochées au rythme
Accru de la musique toujours plus belle, entrainante.

Trainante sous elle, des pas qui se font difficiles,
Un regarde impossible à soutenir.
Un sourire pincé entre ses lèvres et encore une envie.

Réveil brutal, l’improbable addiction à une croche,
Vouloir en faire le rythme de sa vie,
Et courir toujours courir, sans regarder derrière,

Pique donc ces instants sans fin, elle rêve beaucoup trop
Hurle donc ailleurs, tu me déranges

Va-t-en ! 

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