mercredi 21 mai 2014

VII

En oubliant la flamme vacillante de ces temps crus,
J’ai imaginé coudre sur mon chagrin, un peu de larmes
De joie et de faim. Une toile enfin tirée sur les idées neuves
La nature même de ses coups brise encore ce drap qui cache.

Si tant est que le jeu se trompe, que ma tête s’éloigne
Que vienne enfin couvrir ces chants malades,
Un peu de toi.  Construisant d’un rire hagard,
La cage de verre qui enferme et la joie qui se brise.

Soudain, le rideau glisse à nos pieds découvrant
Sur la peau nue, le dessin d’une fleure,
Une mauvaise herbe qui danse aux grès des souffles

Jamais plus, ces yeux perdus, ne couvriront d’espoir
Les courbes sinueuses du ruisseau qui jaillit.

Jamais, ou encore demain. Cours, je reste là. 

VI

Danser les petits yeux, les mains dans l’herbe
Le talon frappe le sol. Encore. Je n’entends plus rien que toi
Le temps s’est enfuit,
Rien quelques rires endormis.

Une odeur de peur, une peur noire comme son ventre
Les yeux qui tombent, le besoin pourtant de flamboyer
Reste. Et plus rien ne bouge sinon ses hanches
Hanches rondes comme des oranges, accrochées au rythme
Accru de la musique toujours plus belle, entrainante.

Trainante sous elle, des pas qui se font difficiles,
Un regarde impossible à soutenir.
Un sourire pincé entre ses lèvres et encore une envie.

Réveil brutal, l’improbable addiction à une croche,
Vouloir en faire le rythme de sa vie,
Et courir toujours courir, sans regarder derrière,

Pique donc ces instants sans fin, elle rêve beaucoup trop
Hurle donc ailleurs, tu me déranges

Va-t-en ! 

II

Glissement des mots, pulsations effrénées
Couleur couleur, fais fumer le rouge, saillir le bleu
L’orange de ta bouche, encerclé d’un sourire courroucé
Laisse danser ta tête, rougir tes joues,
Explosion, les oreilles parlent, jaune de honte
Tu pars, ton ombre violette se reflète dans le sable,
Plus de traces, pas de trace, j’ai cassé le rythme,
A présent, plus rien, qu’une éternelle attente, j’aime.
Le vert me brise les doigts,
J’y crois encore, bleu bleu d’espoir.

Et jamais grisé par l’envie de fuir le pourpre, pourpre de tes mains,

Jeu de lumière, l’odeur de la nuit ravive une clarté, clarté du cœur. 

I

Danser les petits yeux, les mains dans l’herbe
Le talon frappe le sol. Encore. Je n’entends plus rien que toi
Le temps s’est enfuit,
Rien quelques rires endormis.

Une odeur de peur, une peur noire comme son ventre
Les yeux qui tombent, le besoin pourtant de flamboyer
Reste. Et plus rien ne bouge sinon ses hanches
Hanches rondes comme des oranges, accrochées au rythme
Accru de la musique toujours plus belle, entrainante.

Trainante sous elle, des pas qui se font difficiles,
Un regarde impossible à soutenir.
Un sourire pincé entre ses lèvres et encore une envie.

Réveil brutal, l’improbable addiction à une croche,
Vouloir en faire le rythme de sa vie,
Et courir toujours courir, sans regarder derrière,

Pique donc ces instants sans fin, elle rêve beaucoup trop
Hurle donc ailleurs, tu me déranges

Va-t-en !