lundi 1 octobre 2012

IV

La phalange habile de celui qui frappe les paumes rêches
Ne peut laisser tomber qu’une tendre symphonie,
L’histoire d’un chant qui déchire les embruns musqués
Faisant alors tournoyer, au plaisir, des lèvres écarlates.

C’est de cet art vif et cruel que ce singe des désirs
A trouvé, dans le creux des rêves, l’eau bénite pour son pain,
Ne laissant dés lors plus de place au vide, ne laissant dés lors que des rires acides,
Goutte qui s’enfuit devant l’orage d’une nuit trop brune.

Fin de cette ère délicate que l’encre boit,
Fin de cet air transpirant que le drap dilue,
 Horloge, tourmente tombent dans le puit.

Flottement de quelques bribes,
Instinct qui se détruit, surtout une nuit profonde,
Et quelques souvenirs, aussi.



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