vendredi 24 août 2012

VIII




Moi j'entends un chuchotement, 
Il m'envoie me cacher, me cacher dans un monde
Où nuit ne serait pas obscurité,
Car la nuit est bien lumineuse quand tu portes cette lanterne
Car la nuit n'est pas peureuse quand loin du monde tu m'emmènes
J'ai perdu mes clefs, mes illusions sont envolées
Envoler comme les feuilles tourbillonnent 
Elles qui un jour ont donné un sens aux mots tomber d'amour.
Il fait froid mais jamais il ne pleut
Mon parasol se cache dans ma veste 
Ma veste ou mon béret je sais qu'il est caché.
Mais avec ces mots, tu as fait prendre à l'automne 
Des couleurs, celle de tes cheveux, celle de notre espoir.
Si tu caches si bien le soleil dans tes poches, il transparait dans tes mots
Si tu crois jouer si bien à cache-cache 
Alors moi aussi j'en perds mes mots.
Petit Prince j'entends des chuchotements
Petit Prince sort le soleil de ta poche 
Ecoutes 
Ecoutes les chuchotements 
Ecoutes les feuilles qui volent sous nos pas 
Ecoutes la mélodie de l'automne 
Celle qui ne jure que par le soleil 
Il est cacher dans ta poche 
Garde le, on vole si facilement les choses
Garde le si je peux mettre mes mains dans tes poches. 
Plus de bruit
Un instant dans le vide 
Petit Prince n'est pourtant pas parti
Petit Prince s'est endormis"


V



Lentement de cette patte musquée,
Ondulant au gré du sable,
Les deux opales s’étaient éteintes dans une danse enjouée.

C’était de ces voiles infinies qui tombent comme une plume
Sur les parterres d’abîmes brulants.

La joue de la veillé avaient tracé à l’encre noire des pétales incandescentes,
De fines perles au nom doucereux, et à travers les âmes
Quelques gorgés d’amertume.

Ne laissant que quelques traits à l’incise glacée,
Ces épines d’opales trouant la mousse délectable des jardins en fleurs,
Habillèrent d’un manteau frêle et éphémère,
Les fleuves jalonnant de ces corps endormis.