lundi 20 avril 2015

VIII

VIII

Je l’entends ce sifflement, ce chuchotement chétif à l’oreille du sourd, 
Soeur des tourments que l’eau absout, que le vin gagne et que l’âme polie
Entend faire taire sous les nuages de rires et de sourires. 

Sourires hagards, cette chevelure de bois faite, donc le souffle du temps,
Font se froisser les tresses, entrelacées par les heures passées à écouter chanter
Le cris du saoul qui croit encore croasser sous les méduses de son ébriété. 

Il est doux le parfum des rues quand le sol humide frappe encore les semelles blondes,
Il est rêche le vent quand il vole au temps quelques instants de quiétude, de volupté, de légèreté,

J’entends encore le souffle court des notes échappées du clavecin des passants, des ahuries et des inconscients. 

mercredi 21 mai 2014

VII

En oubliant la flamme vacillante de ces temps crus,
J’ai imaginé coudre sur mon chagrin, un peu de larmes
De joie et de faim. Une toile enfin tirée sur les idées neuves
La nature même de ses coups brise encore ce drap qui cache.

Si tant est que le jeu se trompe, que ma tête s’éloigne
Que vienne enfin couvrir ces chants malades,
Un peu de toi.  Construisant d’un rire hagard,
La cage de verre qui enferme et la joie qui se brise.

Soudain, le rideau glisse à nos pieds découvrant
Sur la peau nue, le dessin d’une fleure,
Une mauvaise herbe qui danse aux grès des souffles

Jamais plus, ces yeux perdus, ne couvriront d’espoir
Les courbes sinueuses du ruisseau qui jaillit.

Jamais, ou encore demain. Cours, je reste là. 

VI

Danser les petits yeux, les mains dans l’herbe
Le talon frappe le sol. Encore. Je n’entends plus rien que toi
Le temps s’est enfuit,
Rien quelques rires endormis.

Une odeur de peur, une peur noire comme son ventre
Les yeux qui tombent, le besoin pourtant de flamboyer
Reste. Et plus rien ne bouge sinon ses hanches
Hanches rondes comme des oranges, accrochées au rythme
Accru de la musique toujours plus belle, entrainante.

Trainante sous elle, des pas qui se font difficiles,
Un regarde impossible à soutenir.
Un sourire pincé entre ses lèvres et encore une envie.

Réveil brutal, l’improbable addiction à une croche,
Vouloir en faire le rythme de sa vie,
Et courir toujours courir, sans regarder derrière,

Pique donc ces instants sans fin, elle rêve beaucoup trop
Hurle donc ailleurs, tu me déranges

Va-t-en ! 

II

Glissement des mots, pulsations effrénées
Couleur couleur, fais fumer le rouge, saillir le bleu
L’orange de ta bouche, encerclé d’un sourire courroucé
Laisse danser ta tête, rougir tes joues,
Explosion, les oreilles parlent, jaune de honte
Tu pars, ton ombre violette se reflète dans le sable,
Plus de traces, pas de trace, j’ai cassé le rythme,
A présent, plus rien, qu’une éternelle attente, j’aime.
Le vert me brise les doigts,
J’y crois encore, bleu bleu d’espoir.

Et jamais grisé par l’envie de fuir le pourpre, pourpre de tes mains,

Jeu de lumière, l’odeur de la nuit ravive une clarté, clarté du cœur. 

I

Danser les petits yeux, les mains dans l’herbe
Le talon frappe le sol. Encore. Je n’entends plus rien que toi
Le temps s’est enfuit,
Rien quelques rires endormis.

Une odeur de peur, une peur noire comme son ventre
Les yeux qui tombent, le besoin pourtant de flamboyer
Reste. Et plus rien ne bouge sinon ses hanches
Hanches rondes comme des oranges, accrochées au rythme
Accru de la musique toujours plus belle, entrainante.

Trainante sous elle, des pas qui se font difficiles,
Un regarde impossible à soutenir.
Un sourire pincé entre ses lèvres et encore une envie.

Réveil brutal, l’improbable addiction à une croche,
Vouloir en faire le rythme de sa vie,
Et courir toujours courir, sans regarder derrière,

Pique donc ces instants sans fin, elle rêve beaucoup trop
Hurle donc ailleurs, tu me déranges

Va-t-en ! 

lundi 28 janvier 2013

III


La nuit danse
Il y a ces voiles qui frôlent les vitres comme si un étranger s’était enfuit par la fenêtre
J’ai souvent peur
Peur de me faire voler. Mais finalement rien ne change
La terre continue de tournée. Je rêve trop souvent
De perdre demain ce que je rêve d’avoir aujourd’hui

C’est joli un rêve un rêve qui tourbillonne
Qui essuie toute déception amoureuse en réinventant l’histoire.

Et cette musique m’enveloppe,
Je pense à toi, une jolie fleur peut être, ou bien mon lier. Ma vigne vierge.
Ni trop petite ni trop grande, tu me fais tenir face au monde


Et parfois je rêve encore de toi. 

lundi 1 octobre 2012

IV

La phalange habile de celui qui frappe les paumes rêches
Ne peut laisser tomber qu’une tendre symphonie,
L’histoire d’un chant qui déchire les embruns musqués
Faisant alors tournoyer, au plaisir, des lèvres écarlates.

C’est de cet art vif et cruel que ce singe des désirs
A trouvé, dans le creux des rêves, l’eau bénite pour son pain,
Ne laissant dés lors plus de place au vide, ne laissant dés lors que des rires acides,
Goutte qui s’enfuit devant l’orage d’une nuit trop brune.

Fin de cette ère délicate que l’encre boit,
Fin de cet air transpirant que le drap dilue,
 Horloge, tourmente tombent dans le puit.

Flottement de quelques bribes,
Instinct qui se détruit, surtout une nuit profonde,
Et quelques souvenirs, aussi.